Déposer des KAL dans un pool
Ce que devient le KAL déposé, de quoi votre part est faite, et pourquoi la valeur de la part suit le cours du KAL pour tous les porteurs du pool.
Mis à jour le 3 septembre 2026
L’essentiel
Un pool de stratégie accepte deux formes de dépôt. Un dépôt en jeton stable, en USDC. Un dépôt en KAL, par la fonction depositKAL du contrat de pool. Les deux ouvrent des parts du même pool, au même prix de part.
Le KAL déposé n’est pas revendu par le pool. Il reste dans le contrat et il y est compté à sa valeur de marché lissée sur 60 minutes.
Le prix de la part est unique pour tout le pool. Tant que le pool détient du KAL, la valeur de la part suit le cours du KAL. Cela vaut pour tous les déposants du pool, y compris ceux qui sont entrés en jeton stable.
La part du pool composée de KAL ne peut pas dépasser 30 % de sa valorisation. Cette limite est une constante du contrat. La modifier exigerait de redéployer le contrat de pool.
Le retrait se fait en jeton stable, jamais en KAL. Vous rendez des parts et vous recevez des USDC.
La part de KAL du jour n’est pas écrite ici. Elle bouge à chaque mouvement du pool et du cours. Elle se lit sur la fiche du pool dans l’application, où elle est calculée au moment de l’affichage.
Comment le prix de la part se forme
La valorisation d’un pool est la somme de deux choses. Les jetons stables qu’il détient et la valeur du KAL qu’il détient, évaluée sur la même fenêtre de 60 minutes. Le prix de la part est cette valorisation divisée par le nombre total de parts émises.
Il n’existe qu’un seul prix de part par pool. Il n’y a pas de part réservée aux déposants en KAL ni de part réservée aux déposants en jeton stable.
La conséquence tient en une phrase. Quand le cours du KAL bouge, la valorisation du pool bouge. Le prix de la part bouge donc lui aussi, pour tous les porteurs du pool. Ce mouvement est indépendant du résultat de la stratégie.
C’est vrai dans les deux sens. Une hausse du cours du KAL relève le prix de la part sans qu’aucun gain de stratégie ait été réalisé. Une baisse l’abaisse de la même façon.
Valorisation du pool, telle que le contrat la calcule.
getPoolValuation() = totalAssets + valeur TWAP du KAL détenu par le pool
totalAssets jetons stables détenus par le pool, en USDC
valeur TWAP du KAL solde de KAL du pool, évalué sur 60 minutes
Prix d’une part.
getSharePrice() = getPoolValuation() / totalShares
Part du pool composée de KAL, à lire et non à recopier.
( getPoolValuation() - totalAssets ) / getPoolValuation()
Garde inscrite dans le contrat, vérifiée à chaque dépôt en KAL.
valeur du KAL après dépôt <= 30 % de la valorisation après dépôt
sinon le dépôt est refusé, erreur KP_KalRatioExceededLa limite de 30 %
Le contrat de pool porte une constante publique, MAX_KAL_VALUATION_BPS, qui vaut 3000 points de base, soit 30 %. Elle plafonne la part de la valorisation du pool que le KAL détenu peut représenter.
Cette valeur est une constante depuis le 10 juin 2026. La fonction d’administration qui permettait de la changer a été retirée du contrat à cette date. Aucune adresse, y compris celle du fondateur, ne peut la modifier sur les contrats en service.
La garde s’applique à l’entrée de chaque dépôt en KAL. Le contrat calcule ce que serait la part de KAL après le dépôt. Si elle dépassait la limite, il refuse la transaction avec l’erreur KP_KalRatioExceeded.
L’objet de cette limite est simple. Les retraits sont honorés en jetons stables. Au moins 70 % de la valorisation du pool reste donc en jetons stables.
Le retrait se fait en jeton stable
Un retrait s’exprime en parts. Le contrat multiplie ces parts par le prix de la part du moment et verse le montant obtenu en USDC. Un dépôt en KAL ne se reprend donc pas en KAL.
Le contrat refuse le retrait si le pool ne détient pas assez de jetons stables pour le couvrir. Deux gardes distinctes le disent, l’une sur les actifs stables comptés par le pool, l’autre sur le solde d’USDC réellement présent dans le contrat.
Ces deux gardes expliquent la limite de composition de la section précédente. Un pool qui basculerait en quasi-totalité en KAL ne pourrait plus honorer les retraits ordinaires, qui se règlent en jetons stables.
Aucune durée de blocage n’est attachée à un dépôt en KAL. Les règles de frais applicables sont celles du pool, décrites sur la page de chaque stratégie.
Ce que le pool ne fait pas
Le pool ne revend pas le KAL déposé. Un dépôt en KAL ne déclenche aucun échange. Aucun échange n’a lieu non plus par la suite.
Le pool ne détruit pas le KAL déposé. La doctrine Zero Burn s’applique ici comme partout ailleurs dans le protocole.
Une version antérieure du contrat de pool, remplacée en juin 2026, échangeait bien le KAL reçu contre des USDC au moment du dépôt. Cette version n’est plus en service. Les contrats de pool en service depuis le 11 juin 2026 conservent le KAL.
Comment le vérifier vous-même
Tout ce qui précède se lit sur la chaîne, sans nous croire sur parole. Les adresses des cinq contrats de pool en service sont publiées sur la page Ressources de cette documentation. Ouvrez l’adresse du pool sur Basescan, onglet de lecture du contrat.
Première lecture, MAX_KAL_VALUATION_BPS. Elle rend 3000 et c’est une constante.
Deuxième lecture, totalAssets. Elle rend les jetons stables comptés par le pool, en USDC.
Troisième lecture, getPoolValuation. Elle rend la valorisation totale, jetons stables et valeur du KAL détenu.
Quatrième lecture, getSharePrice. Elle rend le prix d’une part.
La part de KAL du pool se déduit des deux lectures du milieu, par la formule donnée plus haut. Si les deux rendent la même valeur, le pool ne détient pas de KAL.
Comment se passe un dépôt en KAL
Le contrat vérifie d’abord que l’adresse qui dépose détient un Pass d’accès valide. Sans Pass valide, le dépôt est refusé.
Le contrat évalue ensuite le dépôt. Il demande au contrat de conversion KalSwap la valeur en USDC de la quantité déposée. Le prix retenu est une moyenne pondérée par le temps, calculée sur une fenêtre glissante de 60 minutes. Cette fenêtre a été portée de 30 à 60 minutes par la version d’oracle en service, pour rendre le prix plus coûteux à influencer.
Si la valeur ainsi obtenue est inférieure au dépôt minimum du pool, le dépôt est refusé.
Le contrat vérifie enfin la garde de composition décrite plus bas. Le dépôt est refusé s’il ferait passer la part de KAL du pool au-dessus de 30 %.
Les parts émises sont égales à la valeur du dépôt en USDC divisée par le prix de la part relevé avant le dépôt. Le dépôt est donc neutre sur le prix de la part. Le déposant ne prend rien aux autres porteurs et ne leur donne rien.
Le KAL est alors transféré au contrat du pool. Aucun échange n’a lieu. Aucune destruction n’a lieu. Un événement DepositedKAL est émis, il porte la quantité de KAL, sa valeur en USDC et les parts émises.